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« Je vais les secouer »

mercredi 31 juillet 2013, par Pat le Rouche , article consulté 200 fois

Enzo Scifo assure que cette semaine sera décisive pour certains Montois

L’entraîneur de l’Albert a ravalé la déception née du triste partage concédé samedi. En plus d’un état de fatigue général, il a constaté des lacunes tactiques auxquelles il remédie cette semaine. Ses joueurs offensifs ont intérêt à assimiler le message.

Plusieurs Montois ont sans doute pris un savon samedi soir, après leur prestation décevante face au Cercle. Jarju a compris la façon de penser d’Enzo Scifo dès son remplacement par exemple. Fâché, l’entraîneur des Dragons l’était certainement. Mais il a bien vite avalé la pilule pour aller de l’avant. Ce qui ne l’a pas empêché de tenir un discours qu’on peut qualifier de très direct sur l’entrée en matière loupée et sur ce qui attend ses joueurs. « Ne cherchons pas des excuses. J’ai trouvé mes joueurs amorphes, sans jus, surtout en deuxième période. Cela s’est vérifié en reconversion défensive, plus lente qu’à l’accoutumée. Le but encaissé l’illustre. Si deux joueurs font les 15 m nécessaires, nous ne prenons jamais ce goal. Nous avons pris des risques en alignant quatre joueurs très offensifs. Mais il faut alors faire preuve de sens tactique et appliquer les consignes en perte de balle. » 

Même si un vestiaire doit garder ses secrets, le décrassage de dimanche a permis de mettre plusieurs choses à plat. «  Les joueurs se sont posé des questions et il y a eu une prise de conscience collective  », poursuit l’ancien Diable rouge. Ainsi, ils sont plusieurs à avoir fait leur mea culpa. «  Joachim Mununga, par exemple, est venu s’excuser. Il a pris conscience qu’il était parti du mauvais pied et m’a assuré que ça n’arriverait plus.  »

Monté au jeu, ce dernier n’a pas été brillant, tout comme les autres remplaçants. «  Ils n’ont pas apporté la fraîcheur escomptée », regrette Enzo

Mais les Hennuyers tournent la page et bossent d’arrache-pied depuis ce mardi. La tension avait été évacuée. Mais l’atmosphère restait très studieuse. «  Je vais être bien plus rigoureux. Les séances seront sans doute moins agréables cette semaine  », prévient le coach qui insiste sur plusieurs aspects. « Nous allons resserrer notre sens tactique. Et je veux aussi constater le sens du sacrifice chez mes joueurs. Ils doivent être soudés et c’est ça qui fera notre force. Mon rôle est de trouver les solutions et de m’assurer que le groupe garde confiance. Car, si nous ne réalisons pas une grande prestation collective à Lokeren, nous ne ramènerons rien de là-bas. Cette semaine sera décisive pour certains », continue le coach, qui ne sait pas encore comment il remodèlera son onze de base. Mais changement il y aura ! Dans l’immédiat, le coach montois devra trouver les solutions dans son noyau. «  Et je les ai  », soutient-il.

Mais Enzo ne se laisse pas aveugler par les points négatifs. « J’ai aussi vu de bonnes choses, comme nos 25 premières minutes ou les prestations de Spungin et Werner »

Quand même quelques douceurs après avoir avalé des couleuvres …

STADE : LE BUREAU D’ARCHITECTE A REÇU LE BON DE COMMANDE - La T4 insalubre squattée par des SDF ? Une rumeur …

Elio Di Rupo assistait à la rencontre samedi. Il était aux côtés de Dominique Leone. «  Le sujet de la rénovation du stade n’a pas été clairement abordé », explique Alain Lommers, directeur général du club. « Quelques allusions ont sans doute été faites, mais nous partons du principe que le Premier Ministre vient voir l’Albert pour se détendre.  » N’empêche, l’homme fort de la cité du Doudou a remarqué l’état lamentable de la T4, insalubre. Des rumeurs faisaient état de la présence de SDF dans ces locaux désaffectés. Nous avons vérifié et avons bien vu un matelas. Mais rien qui puisse laisser supposer que des personnes y vivent. Alain Lommers nous confirme. « Non, il n’y a pas de squatters. Quelques supporters y vont pour préparer leurs tifos par exemple. Nous y entreposons encore un peu de matériel. Par contre, j’ai constaté une fuite d’eau qu’il faut vite réparer. Sinon, l’édifice va se détériorer encore plus. » Notons enfin que la Ville de Mons a décerné le bon de commande pour la révision des plans au bureau d’architecture chargé du projet la semaine dernière. Heureusement, l’organisme avait anticipé la démarche. Le bureau devrait aller visiter le nouveau stade de Gand très prochainement, histoire de s’inspirer de la fonctionnalité de cette enceinte. 

EXPRESS - Köse pas officiel

Köse. Le transfert de Bahattin Köse à Karsiyaka n’est pas encore officiel. On ne sait pas exactement ce qu’attendent le club de D2 turque et le joueur pour entériner la transaction. Ce qui est sûr, c’est que Mons ne le retiendra pas.

Van Gijseghem. Contacté hier, l’agent de Daan Van Gijseghem confirme qu’il n’y a pas de piste pour le défenseur actuellement. « De toute façon, Daan doit persévérer pour obtenir sa chance auprès d’Enzo Scifo, un très bon entraîneur. Nous verrons à la fin du mois d’août comment la situation aura évolué.  »

Programme. Deux séances ce mardi et autant demain. Milieu de semaine chargé ! 

CHRISTOPHE CAULIER © La Province

« Scifo, c’était un n° 10 romantique »

A l’occasion de son dixième anniversaire, So foot publie un numéro spécial sur les meilleurs meneurs de jeu. Le Diable rouge est le seul joueur belge à figurer parmi les 20 portraits

Le magazine français au ton décalé « So foot » fête ses dix ans. Pour l’occasion, nos confrères sortent un numéro spécial de ... 200 pages avec l’interview-portrait des vingt meilleurs numéros 10 de tous les temps. Au milieu des Zidane, Platini, Baggio, Zico et Matthaus, le seul Belge qui a eu grâce aux yeux de nos collègues hexagonaux : Enzo Scifo.

Les Français sont certes chauvins mais ce ne sont pas des ingrats. Ils n’ont pas oublié les dribbles chaloupés d’Enzo à Auxerre ou à Monaco (oublions l’épisode Bordeaux...), les buts tant en Ligue 1 qu’en coupes d’Europe ou ses assists caviar.

Pour preuve, lorsque l’idée un brin déjantée, bien dans l’esprit de « So foot », est née de sortir un numéro spécial sur les meilleurs n°10 de tous les temps, des noms ont été lancés en vrac. Certains n’ont pas été retenus. Enzo faisait l’unanimité. 

« Nous fonctionnons beaucoup au coup de cœur  », affirme Brieux Férot, l’auteur de l’article. « Nous tentons surtout d’écrire sur des gens que nous aimons, que nous apprécions. C’est vrai que Scifo est le seul nom de joueur belge qui a été cité mais son passé en France plaidait pour lui. L’objectif, ce n’était pas de faire une énième interview du joueur devenu aujourd’hui entraîneur mais plutôt de le comprendre à travers un portrait plus intime. Enzo, c’était un numéro 10 romantique. même, à mes yeux, un peu bohème. Un joueur à la fois performant mais qui possédait la classe naturelle. Tout semblait tellement facile que le gamin que j’étais rêvait d’imiter ses gestes. Dans sa carrière mais aussi dans sa vie, il mettait de la créativité. »

Brieux Férot a trente-deux ans. Enzo période mauve, du moins la première, il était un peu jeune mais, Auxerre et Monaco, il en garde des souvenirs émerveillés. 

« Je suis originaire de la banlieue parisienne mais, à l’époque, j’avais acheté le maillot « Duc de Bourgogne  » d’Auxerre. C’était la grande époque de Guy Roux, du Auxerre qui flirtait avec le titre. Enzo, c’était la classe incarnée. Un meneur qui dirigeait la manœuvre techniquement mais aussi avec les mains. Il pensait plus vite que les autres et ses passes étaient chirurgicales. On parle toujours de sa classe naturelle, de ses passes et de ses dribbles mais il avait aussi un gros volume de jeu. C’était un vrai bosseur. Ce qui permettait à son jeu d’être simple et fluide. Presque facile, du moins en apparence. »

Sans vous dévoiler le contenu complet de l’article, on découvre un Scifo émouvant, artiste dans l’âme, fidèle en amitié (Adamo et Claude Barzotti témoignent) mais un Enzo aussi lucide sur sa carrière avec ses hauts et ses bas. 

« Une carrière qui me convient bien  », dit-il en tirant un bilan de ses passages à l’Inter, à Torino et en France. Lui qui aurait sans doute pu viser plus haut. Le Real Madrid lui a un jour fait les yeux doux mais il a tenu à respecter une parole donnée.

« Une carrière, cela ne se joue pas que sur le talent  », affirme Brieux Férot. «  Il faut un peu de chance et être là au bon moment. Il est évident qu’Enzo n’aurait pas fait tache dans de plus grosses écuries.  »

Brieux s’est déplacé jusqu’à Mons pour rencontrer le Maestro. Il ne l’a pas regretté. «  Eric Di Meco m’avait prévenu : Enzo est encore affûté. Je confirme. Quand on est capable de tenir la dragée haute physiquement à Claude Puel, comme il le faisait à Monaco, c’est qu’on est un bosseur. » 

JEAN-MARC GHÉRAILLE © La Province

© La Province

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